Une nouvelle comédie Perse... Un nouveau "langage"...
Le président en fin de course iranien a opéré une légère inflexion dans son discours anti-juif et anti-israélien en affirmant qu'il n'empêcherait pas les Palestiniens de reconnaître l'Etat juif dans le cadre d'une solution à "deux Etats". "Quelle que soit la décision qu'ils prennent, c'est d'accord pour nous, nous n'allons pas l'empêcher, quelle que soit la décision qu'ils prennent, nous la soutiendrons", a-t-il expliqué dans un entretien avec la chaîne américaine ABC, sous-entendant que, si les Palestiniens reconnaissaient Israël, Téhéran se plierait à leur décision.
"Pour nous, il s'agit d'un droit pour le peuple palestinien et nous espérons que les autres pays le pensent aussi", a-t-il ajouté, sans préciser ce qu'il entendait par "peuple palestinien".
Pour le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a autorité sur ces sujets, le sort de la Palestine doit être réglé par un référendum incluant tous les Palestiniens, y compris ceux qui ont quitté leur terre après la création d'Israël et excluant ceux qui n'y vivaient pas encore avant cette création, c'est à dire la majorité des Israéliens.
Mais, tout en laissant entendre que c'était aux Palestiniens de décider du sort d'Israël, le président iranien, qui a dit plusieurs fois qu'il souhaitait voir l'Etat juif "rayé de la carte", est resté fidèle à son discours haineux et hargneux.
A propos de sa diatribe contre le "gouvernement raciste" établi en Israël après la Seconde guerre mondiale, lors de la mascarade de Durban II la semaine dernière, il a rappelé que celle-ci avait été "organisée pour combattre le racisme". Humour ?
"Pour moi, le régime sioniste est une manifestation du racisme", a-t-il répété, en critiquant Barack Obama qui a qualifié la semaine dernière ses déclarations d'"épouvantables".
Le président américain "nous a envoyé un message d'amitié mais dans le communiqué rédigé par les 5 + 1, il y avait de l'hostilité", a-t-il dit dimanche, en référence à la demande des cinq membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne d'une reprise des négociations. "Les relations entre l'Iran et les Etats-Unis dépendent des décisions prises par l'administration américaine" sur ce terrain, a-t-il laissé prévenu. Ahmadinejad a exigé dimanche "un cadre clair" pour un éventuel dialogue avec les Etats-Unis.
Une fois de plus, une vraie comédie Perse sans queue ni tête!