L'Arabie Saoudite averti l'Iran à deux reprises en deux jours
Des bonnes nouvelles ! Que veut des bonnes nouvelles ?
L'Arabie Saoudite, malgré ses apparences, est un alliés d'Israël. On pourra dire ce que l'on voudra... C'est le cas (traités économiques secrets, diplomatie secrète... Et peut-être même aide militaire et/ou stratégique)...
Ainsi, le Royaume vient d'envoyer deux messages très clairs à leurs ennemis chiites d'Iran...
Le premier, est un avertissement sérieux à ces chiites qui vivent dans le Royaume. Les autorités d’Arabie Saoudite ont affirmé que la minorité chiite était tenue de respecter le wahhabisme, à la suite de heurts en février entre chiites et la police religieuse. "Nous refusons catégoriquement tout conflit confessionnel dans notre pays. Nous considérons que les citoyens ont les mêmes droits et devoirs et il n'est permis, en aucun cas, de contrevenir au rite de la nation, celui du sunnisme salafiste (wahhabisme)", a dit le ministre de l'Intérieur Nayef ben Abdel Aziz dans une déclaration au journal Okaz, reproduite samedi par l'agence Spa. Le prince Nayef a expliqué ces heurts par "la profanation de sépultures, notamment celles de compagnons du prophète, où de la terre a été enlevée par des enfants et des femmes, ce qui est inacceptable".
La seconde nouvelle est bien plus claire... Puisqu'elle à été annoncée en présence même du ministre iranien des affaires étrangères : Mottaki (en photo ci dessous). Ryad a affirmé avoir des réserves sur la manière
dont l'Iran soutient les Arabes. C'est ce qu'a annoncé le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, le jour d'une visite surprise de son homologue iranien. "Autant nous apprécions le soutien de l'Iran aux causes arabes, autant nous aurions souhaité qu'il passe par les canaux de la légalité arabe et soit en symbiose avec ses objectifs", a déclaré le prince Saoud.
L'Iran , qui soutient notamment le Hezbollah au Liban et le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza inquiète grandement les régimes sunnites de la région, dont l'Arabie saoudite. La visite de Mottaki à Ryad intervient dans un contexte régional marqué notamment par un début de rapprochement entre l'Arabie saoudite et la Syrie, principal allié arabe de l'Iran, mais aussi à l'approche d'un sommet arabe prévu fin mars au Qatar, un autre allié de Téhéran. Il ne faut pas oublier qu'il y a deux semaines de cela, l'Arabie Saoudite avait sévèrement grondé l'Iran pour ses ambitions territoriales sur le Bahreïn ("le Bahrein est une région historique de l'Iran"). Début mars, lors d'une réunion des chefs de la diplomatie arabe au Caire, le prince Saoud al-Fayçal avait exhorté les pays arabes à l'union, notamment pour faire face au "défi iranien".