Ces druzes qui font peur
Eyal Gabaï, directeur général du bureau du Premier ministre (BPM), a déclenché les hostilités, en déclarant que certains fonctionnaires d'Etat sont "intimidés" par la communauté druze.
"Le mot 'druze' intimide certains responsables du gouvernement. Les gens pensent qu'ils faut s'en méfier", a ajouté Gabaï, lors d'un forum d'industriels. Plus précisément, le directeur général du BPM abordait la question d'éventuels travaux publics sur des terres densément peuplées par la communauté druze. "Ils tirent sur des tracteurs dans la rue. Alors personne n'ose les déranger."
Le directeur général a immédiatement publié un communiqué à l'issue de son discours. Message dans lequel il dit que ses mots ont été "mal interprétés. Je faisais seulement référence aux personnes qui développent certains préjugés à l'encontre des Druzes."
Gabaï avouait cependant plus tard, sur les ondes de Galeï Tsahal, que ses mots avaient été "mal choisis". Il a toutefois insisté sur le fait que ses déclarations avaient été sorties de leur contexte et qu'elles s'adressaient à certains bureaux gouvernementaux qui, selon lui, cherchent des excuses pour travailler le moins possible.
Demandé s'il emploierait les mêmes termes pour décrire la communauté haredi (ultra-orthodoxe), par exemple, Gabaï a répondu "non". "La discrimination commence quand les gens émettent des généralisations et stigmatisent certaines communautés", a-t-il ajouté.
De son côté, le député druze Khaled Amer (Israël Beiteinou) a appelé le Premier ministre Binyamin Netanyahou à renvoyer Gabaï. "Ses déclarations sont très dures. Nous faisons partie d'une minorité qui a énormément contribué à la sécurité de l'Etat. Et nous continuerons à le faire."
Le bureau du Premier ministre a transmis la réponse suivante : "Il est évident que le directeur général apprécie énormément les citoyens druzes israéliens et qu'il respecte leur immense contribution à l'Etat d'Israël."
Par http://fr.jpost.com