L’islam et les juifs, quelques vérités.

Publié le par JSS

Il est un fait établi que les juifs en terre d’Islam ne connurent pas les mêmes sévices que leurs frères vivant en Terre chrétienne.

La théorisation de la judéo-phobie religieuse comme politique n’est pas née en terre musulmane, et la shoah s’est passée en Europe.

C’est d’ailleurs en atteignant le fond de la deshumanisation avec l’Holocauste que les élites européennes expliquèrent et votèrent la création de l’Etat juif.  Pour résumer, mais non déformer l’explication habituelle de la légitimité de l’Etat d’Israël ; les juifs ont Droit à un Etat parce que 6 millions des leurs furent exterminés entre 1940 et 1945. Se lève alors régulièrement un leader arabe ou perse pour clamer ; puisque le massacre des juifs est la cause de l’Etat juif, pourquoi les palestiniens devraient-ils en payer le prix, puisque c’est en colonisant la terre palestinienne que l’état d’Israël fut fondé.

Ahmadinedjad déclarait cette semaine sur France 2 que si la France se sentait responsable du sort des juifs, que le gouvernement français donne une partie de la France pour la création de l’Etat juif.

Est sous entendu dans cette affirmation, d’une part que les juifs vécurent parfaitement bien en terre d’Islam, et d’autre part que la Palestine est arabe. Ces deux affirmations sont considérées aujourd’hui comme des vérités, alors que ce sont des mensonges.

Les juifs en terre d’islam ont vécu sans volonté d’extermination de la part des dirigeants, même si les spoliations, humiliations et autres sévices furent relativement courants. La dhimma a constitué jusqu’au colonialisme européen le socle du statut des juifs dans ces pays.

Dans ce contexte, les juifs étaient des citoyens de seconde zone.

C’est dans l’Empire Ottoman qu’ils furent le mieux intégrés et qu’ils connurent généralement la protection des autorités.

Et c’est l’Iran qui fut le pays musulman où les juifs connurent les pires sévices. JJ Benjamin, célèbre voyageur du XIXème siècle a résumé dans son livre « Eight years in Asia and Africa » la situation des juifs en Iran :

-          On les oblige à vivre dans des quartiers séparés, on les tient pour des créatures impures dont le commerce et la présence provoquent une souillure.

-          En raison de cette prétendue impureté, ils sont traités avec la plus grande cruauté, et ne peuvent pénétrer dans les quartiers musulmans sous peine d’être lapidés.

-          Quand un juif est reconnu dans la rue, les passants l’insultent et lui crachent à la figure.

-          Quand un juif entre dans un magasin, il lui est interdit de toucher la marchandise à cause de son impureté. Si par hasard il touche la marchandise, il est obligé de l’acheter quelque soit le prix demandé par le marchand.

-          Si un juif se montre dans la rue durant les trois jours du Katel, le deuil commémorant la mort d’Ali, il est sûr d’être assassiné.

-          Il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles accusations soient lancées contre les juifs, afin de justifier de nouvelles extorsions ; l’appât du gain est toujours le principal motif du fanatisme.

Quelques exemples du sort réservé aux juifs dans les pays ou régnait la Loi islamique :

Entre 1770 et 1776,  les juifs furent chassés de Djedda et se réfugièrent au Yemen, en 1790 à Tétouan au Maroc les juifs furent massacrés, en 1828 les juifs de Bagdad furent massacrés ; en 1834,  les juifs de Safed, sous administration turque,  furent victimes de pillages et de violence.

Avec la domination européenne, l’alliance entre les juifs et les occidentaux  se révéla fatale pour les juifs en terre d’Islam qui furent confrontés régulièrement aux masses musulmanes qui virent d’un mauvais œil l’accession des masses juives à la réussite

C’est avec la montée de l’hégémonie européenne que la dialectique judéo-phobe arabe s’est développée, reprenant les thèmes et imitant les idéologues occidentaux. C’est en 1840 qu’à Damas pour la première fois, les juifs furent accusés de meurtre rituel.

Il faut préciser que ce sont souvent les chrétiens arabes (catholiques, maronites ou autres) qui furent les propagateurs des thèses anti-juives européennes. Mais les musulmans arabes ont bien vite adhéré à cette littérature et ces pamphlets.

L’alliance objective au sujet de l’extermination des juifs entre les leaders arabes et les nazis est un fait établi par les historiens, et le mufti de Jérusalem n’est ni un exemple unique de cette alliance, ni un symbole renié par les actuels leaders arabes ou perses.

Dans une interview accordée à un journaliste indien  publiée dans El Arhame le 29 septembre 1958 Nasser citait le Protocole des sages de Sion et en recommandait la lecture à qui voulait comprendre les machinations des juifs.

Dans un entretien avec le journal néo nazi allemand Deutsche National-Zeitung und Soldaten-Zeitung le 1er mai 1964, le même Nasser expliquait encore que le génocide était une invention des sionistes, et qu’il regrettait la défaite des nazis.

L’ensemble de la propagande antisioniste s’est façonnée sur les fondamentaux antijuifs occidentaux. Nier le droit à l’existence d’un état juif est argumenté par la négation du génocide des juifs d’Europe. Ces deux négations relèvent de la même démarche antijuive. Et le porte parole de cette idéologie est aujourd’hui Ahmadinedjad reprenant ainsi le flambeau des vieilles dynasties perses.

La deuxième fausse vérité voudrait affirmer que la Palestine est une terre arabe et que les juifs sont des colonisateurs. La vérité est toute autre.

La Palestine qui n’a jamais été un état indépendant, ne fut sous domination arabe qu’une centaine d’années entre 1096 et 1244, à l’époque des croisades. Elle fut conquise par les Turcs (donc absolument pas des arabes) et fut une province ottomane pendant plus de 4 siècles avant l’occupation britannique en 1917.

Les juifs furent en grande partie déportés de cette terre il y a 2000 ans, mais beaucoup sont restés à Jérusalem, Hébron, Safed ou Tibériade dans un état misérable, subissant le sort réservé aux dhimmis sur leur propre terre. Ils ne peuvent en aucun cas être traités de colonisateurs plus que ne le seraient des familles arabes.

Le sionisme est le contraire du colonialisme, il s’agit d’un mouvement de libération national qui a lutté contre le colonialisme britannique comme le FLN a lutté en Algérie contre le colonialisme français.

De son côté, le nationalisme palestinien ne pourra exister qu’à la condition de s’émanciper de sa judéo-phobie et de l’utilisation de sa cause par des manipulateurs arabes ou perses qui seraient prêts à les sacrifier jusqu’au dernier dans la guerre qui les oppose aux occidentaux.

Les palestiniens pensent-ils sérieusement qu’une bombe atomique iranienne tirée sur Israël épargnerait ?

 

Bernard DARMON

http://bernarddarmon.unblog.fr/

Publié dans Tribune Libre

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B.Buber 29/09/2009 20:14


Je suis assez naïve de nature, et j'ai mis un moment à piger pourquoi le malmoudunidjadja réfutait avec un tel culot l'existence de l'holocauste.
C'est absurde de faire une telle chose, ça confine au ridicule.
Notons qu'il a prouvé qu'il n'a jamais honte de rien. Mais passons:
En fait, c'est tout simplement parce que dans l'esprit insane de cette caricature
d'humain, si il arrive à convaincre de ça, et, c'est jouable sur des populations jeunes et illétrées, et fanatisées, il justifie la destruction d'Israël.
Puisque, dans son raisonnement insane, il n'existe d'Etat d'Israël, que par l'holocauste, or, c'est entièrement faux. Puisque cette terre est notre.
Et que malheureusement il a fallu la shoah pour qu'elle nous soit restituée,
en partie.
Les palestiniens, malheureusement, il s'en cogne comme de ses premières
babouches, ce type a autant de coeur que les portes de l'enfer.
Ils ne sont qu'un prétexte subsidiaire à sa mégalo expansive. Rien d'autre, hélas. Ces gens là n'ont rien à attendre de lui. Il ne sert que ses intérêts.

Pour l'impureté, il faut dire une chose,
je crois que depuis que le monde est monde, le peuple juif porte en lui
la Sainteté de Ha Qem, et que cette Sainteté est un miroir qui renvoie
aux autres leurs imperfections. Confusément.  Elle leur font peur et honte.
Et, c'est le principe de la projection, ils la disent notre, alors qu'elle est leur.
Alors si les rachayim disent que nous sommes impurs, c'est bon signe.
Si le gadol Cohen le disait, ça serait pas pareil.

Mais à ce que je vois, juif des sables, ou juifs des glaces, c'est toujours
une histoire d'amour entre Ha Qem et son peuple que d'être juif.
Que bientôt vienne le règne du Mashiah, et que nous puissions enfin vivre
notre foi dans la paix.

En attendant, et ben si y faut, on se fera greffer des pattes de kangourou,
pour les baffes (=))))) !!!!
les kangourous, ils vont toujours en avant :


Yéhoudi 27/09/2009 13:32


Bernard Darmon a oublié aussi l' interdiction de sortir  dans la rue pour les Juifs en Iran, les jours de pluie  de crainte que les gouttes d' eau netombent sur le  musulman iranien
et ne le souillent aprés avoir ricoché sur le juif...

d'accord ,en gros avec le texte, mais il faut BIEN connaitre l' histoire des Juifs du Maghreb pour ne pas oublier les milliers de mini-pogromes, les centaines de conversions forcées a l' Islam, les
humiliations,les spoliations,la peur dans laquelle mes ancetres ont vécu en permanence..

l' époque de la stékète bouk wa jéddék....

encore une des raisons du refus d' Israel et surtout du juif qui se défend et rend 10 COUPS POUR UN COUP...

dur a avaler dans la culture  vieille de 14 siècles d' avilissement du Juif ...