L’Agence Juive pour Israël adopte une nouvelle stratégie de communication

Publié le par JSS

Le président de l'Agence Juive pour Israël, Nathan Chtaransky, a annoncé cette semaine  avoir demandé la cessation d'une campagne de communication contre les méfaits de l'assimilation, démarrée la semaine passée, qui véhicule selon lui, un message à connotation xénophobe.
"Nous devons nous abstenir de porter atteinte aux sentiments des juifs de diaspora, et trouver un langage commun entre ceux-ci et les citoyens de l'Etat d'Israël" a estimé l'ancien refuznik et ministre israélien, qui a également assuré qu'une "campagne de communication doit rapprocher les juifs vivant à l'étranger, et non les éloigner".
Malgré cette mise en point nécessaire de l'Agence Juive concernant sa stratégie de communication l’assimilation débridée , dans les communautés juives,   reste un  problème majeur  qui inquiète au plus haut point les autorités israéliennes. Plus de 6 millions de juifs ont disparu de la Communauté depuis 1945, autant que de tués pendant la Shoah ! L’Agence juive aide les leaders communautaires à lutter contre ce fléau par le biais des programmes éducatifs pour renforcer l’identité juive, surtout auprès  de la jeunesse de 18 à 30 ans.
La lutte contre « l’assimilation » est depuis longtemps la priorité de la plupart des communautés juives de diaspora. Lorsqu’on essaie de définir ce qu’est cette assimilation, le concept le plus souvent évoqué est celui du mariage mixte entre un conjoint juif et un conjoint non-juif. Ainsi, d’après une grande étude officielle menée en 2000, aux USA la moitié des Juifs américains vivraient avec un conjoint non-juif  et les méfaits de cette assimilation dans ce  pays augmente inexorablement de décennies en décennies malgré l’immigration positive de Juifs venus d’autres pays.
Une étude parallèle conduite en 2002 par le sociologue Erik Cohen sur la communauté juive de France semble donner des résultats moins dramatiques mais similaires. Alors que selon les études officielles conduites pour le FSJU, on comptait 535,000 Juifs en France en 1980, ils n’étaient plus que 520,000 en 1988, 500,000 en 2002, et même juste 485,000 en 2007 d’après l’Agence Juive.
Évidemment, ces chiffres ne sont pas exacts à la virgule près mais même si on estime que le nombre réel de Juifs en France est un peu plus élevé, la tendance est indéniablement la même : ce nombre baisse. Des lors, il semble logique d’en imputer la cause aux mariages mixtes et à l’assimilation.
N’oublions surtout jamais que l’avenir des Communautés, l’avenir du peuple juif et l’avenir de l’État d’Israël sont entièrement tributaires de l’identité juive de ces jeunes. Ces derniers sont les seuls garants de l’héritage culturel, spirituel et historique, plusieurs fois millénaire, de la diaspora.
Espérant  que la  nouvelle stratégie  de communication  saura rapprocher les juifs vivant à l'étranger de leur identité et surtout  lutter plus efficacement  contre  les  dangers de l'assimilation.

Ftouh Souhail

Publié dans Tribune Libre

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