Messieurs les norvégiens vous êtes loin de donner les leçons !

Publié le par JSS

Sans nul doute que la Norvège a voulue   assener un coup  politique  et médiatique à Israël, ce mois de septembre,  lorsqu’elle a décidé de retirer ses investissements de la société israélienne Elbit Systems.

Ce pays, qui vient de marquer  le mois dernier  l’anniversaire de l’auteur "pro-nazi" du début du 20ème siècle,  Knut Hamsun,  a eu le culot d’exclure pour des motifs soi-disant « éthiques » le groupe israélien Elbit de son univers d'investissement. La société Elbit est accusée d'avoir fourni un système de surveillance pour la barrière de sécurité israélienne.

Le Gouvernement norvégien, qui s’est permit de célébrer la mémoire d’un grand admirateur des nazis qui avait dédié son prix Nobel à Josef Goebbels, a  osé quand même parler de règles éthiques, en ignorant au passage  que la barrière est un dispositif de sécurité  nécessaire contre le terrorisme palestinien dans les territoires qui a coûté la vie à plusieurs centaines de citoyens israéliens.

 

Le boycott d’Elbit Systems  était un signe  du climat de l’israélo phobie ambiante dans ce pays. N’oublions pas que Jusqu'en 1851 les Juifs n'étaient pas autorisés à vivre en Norvège, comme le décrétait la deuxième clause de la constitution du pays, qui interdisait également aux Jésuites et aux moines de s'y installer. Même après  l’abrogation de l’interdiction, l’attitude d’Oslo n’a pas changé. Durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement pronazi de Vidkun Quisling spolia les biens de tous les Juifs du pays, et  ils expulsèrent près de 800 de ses citoyens  vers les camps de la mort.

Quisling qui s'installa au pouvoir, en Norvège,  en 1942 était « Hitler en miniature » comme Anton Mussert aux Pays-Bas et Frits Clausen au Danemark. Quisling, Mussert et Clausen étaient les chefs de partis nazis locaux. On les appelle généralement des « collaborationnistes ».

Aujourd’hui encore ces « collaborationnistes »  nordiques n’ont pas disparus du paysage  Norvégien. En Novembre 2008, le chef de la diplomatie norvégienne a-t-il comparé les habitants  juifs des implantations aux nazis ? Il a estimé que son pays et l'Europe ont exprimé jusqu'à présent des positions trop pro israéliennes. Pour rappel, laNorvège a été le premier pays à lever le blocus à Gaza quand l'un de ses députés a rencontré le Premier ministre Hamas Ismaïl Haniyeh.

 

En Janvier dernier, une gigantesque foule hilare et haineuse avait protesté contre une manifestation pacifique pro israélienne à Oslo devant le parlement norvégien. On y voit même  le drapeau du Hezbollah et une pancarte portant la même inscription qui glorifie le massacre des Juifs de l'oasis du Khyber en 629. -Inscription sur la vitrine d'un magasin appartenant à un membre de la communauté juive (Norvège, vers 1940): "La Palestine vous appelle. Les Juifs ne sont pas tolérés en Norvège."

 

Même durant la conférence nauséabonde de Durban II en Avril dernier à Genève,  les représentants norvégiens ont été parmi les rares qui ne sont pas sortis. Et le boycott d’Elbit Systems  aujourd’hui n’est qu’une  suite à cette politique  norvégienne qui est loin d’être un modèle de conduite,   préférant plutôt sympathiser avec le terrorisme islamique. Récemment  il y’avait même une  rencontre entre un diplomate norvégien de haut rang et le haut responsable du Hamas Khaled Machel.

Le boycott d’Elbit Systems a montré que les diplomates norvégiens camouflent et métamorphosent l’antisémitisme classique sous couvert  « humanitaire  » et des motifs soi-disant « éthiques ». Et tant pis si la Norvège décide de  retirer ses investissements de la société israélienne Elbit Systems, parce que de toute façon les  norvégiens (du moins leurs politiciens)  n’ont jamais assumé leurs responsabilités  dans la spoliation  des biens de tous les Juifs  du pays.

Une thèse de doctorat de l'historien Bjarte Bruland sur le sujet décrit dans le détail le cas d'une juive norvégienne qui fut assassinée à Auschwitz avec ses enfants, et dont la restitution des biens fut suspendue au prétexte qu'il était impossible, pour la justice norvégienne, d'établir dans quel ordre ses enfants furent emmenés dans la chambre à gaz et que, par conséquent, il n'était pas clair d'un point de vue juridique de déterminer qui héritait quoi.

Contrairement aux allemands,  qui reconnaissent les atrocités qu'ont fait leurs parents ou grands parents s'en excusent platement et en soutenant les Juifs et Israël sans oublier  et  sans pardonner, en Norvège il n'y a jamais eu de dénazification. Après la guerre et la découverte des horreurs de la Shoah,  des élites de ce pays ne s'étaient aucunement rétractés, et avaient même adhérés au parti fasciste norvégien "Nasjonal Samling".

Et même si aujourd’hui en Norvège il a une montée au créneau contre les projets de coopérations économiques avec Israël,  toujours pour des motifs soi-disant « éthiques » (alors que la Norvège est loin de donné l’exemple), il faut  signifier  que la  décision d’Oslo  de retirer ses investissements de la société israélienne Elbit System n’engendre pas un coup  économique réel  à Israël. La participation du fonds souverain norvégien dans la société Elbit Systems  ne dépasse pas les  six millions de dollars. C’est une  opération de propagande  plutôt  politique  et médiatique.


Le plus grand partenaire économique d’Israël en Europe c’est bien l’Allemagne  qui a eu un grand le  courage d’assumer entièrement ses responsabilités historiques.

 

Depuis qu’Israël et l'Allemagne ont établi des relations diplomatiques en 1965, l’Allemagne, fait partie du « paysage israélien » et la vitalité des relations entre les deux pays est devenue une réalité, particulièrement probante au niveau commercial et scientifique. Devenue le partenaire commercial numéro un des Israéliens en Europe dans les années 80, l’Allemagne a découvert dans les années 90 les potentiels technologiques de ce petit pays du Moyen-Orient avec ses industries florissantes au cœur du désert.

Les coopérations dans les domaines de la biotechnologie, recherche sur le cancer, l’énergie nucléaire, les neurosciences, les technologie du laser, et les nanotechnologies sont devenues permanentes entre les laboratoires israéliens et allemands. Plus de 20 000 scientifiques et étudiants israéliens ont collaboré avec les laboratoires allemands ces dix dernières années (1).

Israël attire de plus en plus les industriels et les grands manufacturiers allemands. En Août 2009, Peter Löscher, Président  de Siemens disait “Grâce à un ensoleillement intense et à une demande toujours croissante en énergie, Israël est un endroit idéal pour développer notre activité solaire.”

Siemens, SAP, VW, Daimler-Chrysler, Deutsche Telekom, Bosch, BASF et Bayer ont investi en Israël et en sont très satisfaites. Les israéliens sont aussi des grands importateurs de voitures, de machines et d’électronique allemandes ainsi que de produits chimiques et pharmaceutiques. Les produits de haute technologie allemands sont particulièrement appréciés des Israéliens pour leur qualité et leur fiabilité.

Les plus grandes marques allemandes sont présentes sur le territoire par le biais de représentants locaux ou par l’établissement de joint ventures. Volkswagen et Henkel ont même délocalisé une partie de leurs bureaux et de leurs usines.

Siemens, qui emploie des milliers de personnes en Israël, détient un grand nombre de sociétés spécialisées dans les secteurs de la communication et des hautes technologies. Les israéliens commencent à investir également en Allemagne comme cela est le cas pour ISCAR (machines-outils).

Le courant d’échanges (import-export) est beaucoup plus important entre Israël et l’Allemagne que celui entre Israël et la Norvège qui reste un pays marginal et insignifiant. L’Allemagne est devenue la vitrine d’Israël en Europe et son principal allié lors des négociations scientifiques et économiques européennes.

En 1994, durant la présidence européenne de l’Allemagne, l’accord de coopération signé en 1975 entre l’Allemagne et Israël a été une nouvelle étape qui a abouti à la création d’une coopération technique et scientifique entre les deux pays à partir de juin 2000.

Enfin, il y a dix ans, le GIF (Fondation germano-israélienne pour la recherche scientifique et le développement) est venu renforcer cette coopération. Aujourd’hui, Israël représente pour l’Allemagne l’un de ses plus importants partenaires de coopération.

Israël a coopéré en effet avec l’Allemagne dans près de 40% de ses projets du précédent Programme cadre européen pour la recherche (5ème PCRD). Israël est membre associé de ce programme de R&D depuis 1996. La dernière coopération en date entre les deux pays est le lancement du programme BIO-DISC dans le domaine des biotechnologies, le 8 mars 2004.

Les Allemands poursuivent en 2009 en Israël une stratégie de très forte coopération binationale dans le domaine technologique. Selon le site enerzine.com : “Siemens annonce avoir investi 15 millions de dollars dans Arava Power Company, une compagnie israélienne spécialisée dans le développement de centrales solaires photovoltaïques.

Un accord signé au Kibboutz de Ketura entre les deux parties permettra à Siemens de prendre 40% de participation dans l’entreprise. Arava Power développe, construit et exploite des centrales photovoltaïques en Israël.

“Cet investissement constitue une nouvelle étape pour renforcer davantage nos technologies écologiques et durables”, a déclaré Peter Löscher, Président de Siemens. “Grâce à un ensoleillement intense et à une demande toujours croissante en énergie, Israël est un endroit idéal pour développer notre activité solaire.”

Avec cet investissement, Siemens veut construire ses premières centrales solaires commerciales en Israël d’une puissance totale de 40MW dans une région située entre la Mer morte et la Mer Rouge. Le premier projet sera la construction d’une centrale solaire dotée d’une puissance de 4,9 MW au Kibboutz de Ketura, basé dans le désert au sud d’Israël. D’autres centrales photovoltaïques sont d’ores et déjà prévues dans les déserts du Néguev et d’Arava. L’objectif d’Israël est de répondre à environ 10% de ses besoins en énergies renouvelables d’ici 2020”.

Siemens avait annoncé début 2009 la constitution d’un fonds de fonds baptisé “SGIP Siemens Global Innovation Partners”. Cette entité devait investir dans des fonds de capital-risque et certains fonds de croissance, pour les deux tiers en Amérique du Nord et pour le reste en Europe, en Israël et en Asie. Le portefeuille devait comprendre environ vingt fonds en tout.

SGIP s’était assuré l’apport de près de la moitié du montant de 200 millions de dollars visé, auprès du fonds de pension allemand de Siemens et de deux assureurs européens. Siemens Venture Capital en sera le General Partner.

Par-delà les blessures de l’Histoire, Israël est devenue un partenaire privilégié pour l’Allemagne.  Ces deux pays ont démontrés que l’économie ne reconnaît pas  les barrières idéologiques ni les tabous politiques chers aux  messieurs  les norvégiens, qui jouent les donneurs de leçons.

La visite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Berlin fin Août 2009,  et  sa rencontre avec la chancelière d'Allemagne a aussi renforcé les liens étroits entre Israël et l’Allemagne.

Ftouh Souhail ( pour JSS )

(1) La véritable coopération scientifique avec l’Allemagne a débuté il y a quarante ans quand la société Max Planck (MPG) que de nombreux chercheurs juifs ont dû quitter lorsque Hitler est arrivé au pouvoir et l’institut Weizmann ont créé la fondation Minerva, en 1964. Un réseau dense de relations scientifiques s’est tissé entre les deux pays, couvrant presque tous les domaines de recherche. Plus de 190 millions de dollars ont été déjà investis par le gouvernement allemand.

Publié dans Tribune Libre

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Yehoudi 13/09/2009 09:21

bien trouvé Joel!!et vu son langage ...délicat...ampoulé....sussuratif ..t'as raison!! il y a quelque chose de femelle dans ses inflexions ...

joel 12/09/2009 22:45

Egomis puceau mais pas forcement vierge !Est-il  toujours à la  recherche d 'un des "Zoudj  Bghal" si bien montés ?  .

Yehoudi 12/09/2009 19:57

l'appel a pétition contre le Mur qui sépare le Maroc de l' Algérie a reçu .............37 signatures !!!!!!!iun tabac!!!!pauvres cons!! vous n' etes pas Palestiniens!!mettez vous ça dans le crane !!meme si le 37 eme signataire   donne comme nationalité Algérien,marocain;français .....(ils bouffent aussi a tous les rateliers les congénères du Puceau)VOUS N ETES PAS PALESTINIENS ET LE MONDE ENTIER N EN N A RIEN A FOUTRE DE VOS PROBLEMES FRONTALIERS !!!!!vous allez bientot vous foutre sur la gueule et le monde entier s' en fout!!!



37
TERBECHE
abdelkader
douai
france
française algerienne marocaine






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TERBECHE
abdelkader
douai
france
française algerienne marocaine


Yehoudi 12/09/2009 19:49

Egomis sur son blog lance une pétitionen effet l' Algérie a  établi un mur de séparation/controle a un point de passage entre l' Algérie et le Maroc....un genre de Rafah avec Gazaconnu sous le nom de Zoudj Bghal '(ça ne s"invente pas: les deux mulets!!)et ce con stupide viendra pérorer sur le Mur israélien et sur Gaza et autres gamineries...ah! qu'il est bon de prendre ces arabistes en défaut...la main dans le sac a mensonges et cachoteries...................





Luttons ensemble pour casser le mur de Zoudj Bghal




OUI EGOMIS  LUTTES !!!LUTTES !!!PAX DEVANT ET TOI DERRIERE .........vas -y .....pousses.....pousses fort .....  PUCEAU !!!




Yehoudi 12/09/2009 19:21

un aveu émouvant de PAX sur une pissotière ou elle fait la belle devant deux mecs esseulés  dont notre Puceau  qui vient de son derb"
Avant toute chose je voulais vous précisez que je suis une femme. Je ferais de mon mieux pour apprendre de vous et vous écoutez. Merci pour votre acceuil en tout cas.Je vous souhaite une bonne soirée de France. Salam Aleykoum
Ecrit par : Pax | 25.04.2009 C EST PAS BEAU CA ??????