"Borsalino" contre "Bernardino": un conflit qui décoiffe en Israël

Publié le par JSS

"Borsalino", symbole du polar français, contre "Bernardino": une bataille fait rage entre chapeliers pour la conquête du marché des ultra-orthodoxes en Israël, rapporte vendredi le quotidien Haaretz.
Un fabricant local, qui produit un panama baptisé "Bernardino" et le fabricant italien rendu célèbre par Alain Delon dans le film "Borsalino" sur les gangsters de Marseille, ont saisi récemment les tribunaux en Israël en raison de différends commerciaux.

Les deux camps se livrent depuis plusieurs années à une concurrence acharnée qui s'est manifestée à l'occasion de la Paque juive en avril par des grands placards publicitaires dans la presse ultra-orthodoxe.
Borsalino se vante d'être le "chapeau qui inspire le respect" alors que son concurrent, qui vise un milieu à revenus plus modestes, se présente comme le "chapeau pour tous". L'enjeu est un marché évalué à plusieurs millions de dollars, vu le nombre important d'ultra-orthodoxes - au moins 10% de la population juive - qui portent des feutres.

Les ultra-orthodoxes sont très attachés à leurs habits traditionnels, y compris leurs chapeaux noirs, par refus de la modernité. Néanmoins, sans y sacrifier, les feutres style panama ont vu leur forme se modifier discrètement au fil des ans.

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lelou 25/04/2009 19:22

Des chapeaux sans âme, pondus par une machine au rythme de 50 à l'heure...et qui tuent le petit artisanat.Moyses les fabrique dans son arrière boutique, comme le faisait son père et son grand-père, dans chaque chapeau il y a toute une histoire et une bonne dose d'amour.Borsalino pffff...Moyses, yes !...