La presse suisse soutien son président

Publié le par JSS

"Merz a eu raison de rencontrer Ahmadinejad". Dans cette affaire iranienne, les canards du pays défendent le président de la Confédération. N'en déplaise à Israël, la rencontre entre Hans-Rudolf Merz et son homologue iranien se justifie et "le président de la Confédération a pu exprimer son dégoût que lui inspirent les outrances de son hôte mais aussi avancer quelques pions sur l'échiquier international", note 24 heures et la Tribune de Genève.
Les critiques des deux journaux ciblent plutôt Micheline Calmy-Rey, coupable de ne pas s'être rendue à la conférence pour ne pas participer à un "dérapage généralisé alors qu'elle n'avait pas eu cette pudeur au moment de se rendre voilée en Iran pour y signer un contrat gazier en faveur d'une entreprise suisse".
En Suisse alémanique, on défend également Hans-Rudolf Merz. «En tout cas, je ne considère pas le rendez-vous entre les présidents suisse et iranien comme un affront", déclare dans Punkt Rolf Bloch, ancien président de la communauté juive de Suisse. Il plaide donc pour l'apaisement des esprits, tout comme l'ancien secrétaire d'Etat Franz Blankart dans la Neue Luzerner Zeitung. Et le professeur de sciences politiques Laurent Götschel, cité dans la Berner et la Basler Zeitung, le rappel d'ambassadeur est à mettre sur le compte du nouveau gouvernement de Tel-Aviv, un cabinet conservateur de droite qui fait ses premiers pas sur la scène internationale. Avec l'Allemagne, Israël n'aurait jamais réagi de la sorte, juge Roland Goetschel.

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