Tzipi Livni, une femme dans les pas de Golda Meir

Publié le par JSS

Louée pour son intégrité, mais accusée de ne pas avoir la "carrure" d'un chef, Tzipi Livni, à la tête du Kadima, cultive l'image d'une femme à poigne pour rallier un électorat qui penche à droite. La ministre israélienne des Affaires étrangères, révélée par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, figure, malgré les attaques incessantes de ses détracteurs, en tête des personnalités les plus populaires d'Israël. Beaucoup de commentateurs veulent voir en cette mère de deux enfants, née le 8 juillet 1958, une future Golda Meir si elle parvient à devenir la deuxième femme Premier ministre d'Israël.
Ses parents, Eitan et Sarah, étaient des membres importants de l'Irgoun, une organisation sioniste clandestine de droite en lutte contre les Arabes et les Britanniques, mais elle a dû évoluer avec les réalités du terrain. Pour cette avocate et ancienne agente du Mossad, un temps basée à Paris, l'objectif prioritaire est de préserver le caractère juif de l'État d'Israël face à une démographie palestinienne galopante dans les territoires. "Je suis ici en raison de l'objectif suprême, qui est un État juif et démocratique", aime-t-elle à répéter. "C'est pourquoi je soutiens la création d'un État palestinien, à la condition qu'il soit la solution nationale pour tous les Palestiniens, tout comme Israël est la solution nationale pour tous les juifs." Une façon de rejeter le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948, dispersés au Liban, en Syrie et en Jordanie.

Olmert qualifie Livni de "traîtresse" et de "menteuse"
Ce constat l'a poussée à soutenir le retrait de Gaza, effectué par son mentor Ariel Sharon. Elle a aussi mené le dossier des discussions de paix avec les Palestiniens et l'administration de George W. Bush. "Tzipi est une femme de conviction, intelligente et de paix. Je la respecte profondément. (...) Je sais que longtemps après notre départ de la scène mondiale, nous serons toujours amies", dit d'elle Condoleezza Rice, ancienne secrétaire d'État américaine.
Oscillant entre la colombe et le faucon, elle a adopté une position des plus fermes lors de la récente offensive israélienne dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste Hamas, qui a pris le contrôle du territoire en juin 2007. "Qui peut mieux défendre le pays du Hamas qu'un gouvernement Livni-Barak ?", a-t-elle déclaré au journal Maariv . "Nous avons détruit la moitié de Gaza et tué des centaines de terroristes. Qui osera nous chercher des noises maintenant ?"
Pourtant, beaucoup en Israël la décrivent comme la grande perdante de la guerre de Gaza face au Likoud de Benjamin Netanyahu. Pour ses détracteurs, nombreux au sein même de son propre parti, Tzipi Livni manque d'expérience et surtout de "leadership". "Elle n'a pas la carrure", a martelé un spot publicitaire du Likoud, favori des sondages. "Je crains pour l'avenir de l'État d'Israël si Livni arrive au pouvoir. Elle est incapable de prendre des décisions. Elle est influençable et n'a pas confiance en elle-même", a récemment dit Ehoud Olmert, Premier ministre israélien, la qualifiant au passage de "traîtresse" et de "menteuse". Une animosité qui a éclaté au grand jour en 2007, lorsqu'elle s'était déjà positionnée en faveur d'une démission du Premier ministre après la publication d'un rapport sur les ratés de la guerre de 2006 au Liban.

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Trumpeldor 10/02/2009 15:42

Livni,j'ai 2 choses liées a lui reprocher: 1.son niveau abyslmal d'anglais qui pourait etre a 2.l'origine de son accord a la résolution 1701 des nations unies dont la finalité était ... le désarmement du hezbollah et voila Israel sous la menace permanente de milliers de missiles de fabrication iranienne et chinoise.
Quelle brillante réussite.