Pourquoi l'Ayatolland d'Iran est expansioniste ?

Publié le par JSS

Pour régler ses problèmes intérieurs pardis !
Depuis l’arrivée au pouvoir en 1995 du président ultra‐conservateur Mahmoud Ahmadinejad, la tension ne cesse de croître entre Téhéran et Washington. Aux déclarations du président Bush, qui dit n’écarter aucune option pour contrer le programme de développement nucléaire de l’Iran qu’il désigne comme un « poste avancé de la tyrannie », Téhéran réplique qu’en cas d’agression militaire de son territoire ou d’un pays ami ‐ on pense immédiatement à la Syrie ‐ , il réagira dans le quart d’heure qui suit. Le président Ahmadinejad rajoute de l’huile sur le feu en déclarant publiquement à de nombreuses reprises que « l’Etat d’Israël doit être rayé de la carte ». En août 2006, en plein conflit israélolibanais, il réitère ses provocations en affirmant que « la destruction d’Israël est la solution à la crise au Proche‐Orient ». Ne reculant devant rien, il va même jusqu’à nier la réalité de l’Holocauste en prétendant que c’est ce « mensonge » qui a obligé les Occidentaux à créer l’Etat d’Israël ! En décembre 2006, il organise un colloque international où se retrouvent des négationnistes célèbres ainsi que quelques juifs ultra orthodoxes anti‐sionistes. Sa défaite à l’occasion des dernières élections de décembre 2006, véritable « désaveu populaire », devrait le pousser encore plus vers le radicalisme.
Politiquement, le président Ahmadinejad ne serait qu’un « pantin » manipulé par le guide suprême de la révolution : l’ayatollah Ali Hoseini Khamenei. C’est donc ce dernier qui est entièrement responsable de la situation explosive actuelle. Conscient des nombreuses difficultés internes que traverse aujourd’hui l’Iran, Khamenei est bien décidé à se doter de l’arme nucléaire qui constitue, à terme, la seule garantie viable quant à la pérennité du régime. La grande crainte des mollahs est le déclenchement d’une intervention militaire extérieure qui, épaulée par des révoltes intérieures ‐ à l’image de ce qu’est parvenu à faire l’« Alliance du Nord » en Afghanistan, fin 2001 ‐ pourrait mettre en péril le régime des mollahs.
En effet, l’Iran connaît actuellement une crise économique de grande ampleur, des velléités séparatistes fomentées par diverses minorités ‐ arabes, kurdes, azéris et baloutches ‐ et une contestation de plus en plus virulente des milieux intellectuels et estudiantins.
En août 2005, les nominations de Mostapha Pour‐Mohammadi, au poste de ministre de l’Intérieur, et de Gholam Hossein Mohseni Ejehei, à la tête des services de renseignement, tous deux considérés comme des durs, laissaient mal augurer de la suite de la politique de relative libéralisation initiée dans le pays par le gouvernement précédent. Celle d’Ali Larijani au poste de secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale ‐ organisme qui a, entre autres, en charge le développement du programme atomique iranien – a été également un signe fort. En effet, il est considéré comme un ultra qui n’est prêt à aucune concession. Il en est de même pour Manouchehr Mottaki qui est devenu le chef de la diplomatie2. Ainsi, les négociations menées par les Européens et les Russes concernant le développement du programme nucléaire iranien ont purement et simplement échoué.
L’option choisie de l’indépendance nucléaire semble galvaniser le peuple au‐delà des clivages politiques ou ethniques. Il n’y a rien de tel que de se trouver un ennemi commun ‐ les Occidentaux ‐ pour réunifier un électorat. De plus, pour Téhéran, devenir une puissance nucléaire changerait considérablement la donne dans la région, conférant à l’Iran une importance stratégique majeure, pouvant contrebalancer celle des Etats‐Unis très mal ressentie par les populations locales, en raison du soutien inconditionnel apporté par Washington à Israël.
La question d’une éventuelle action militaire préventive américaine, avec ou sans l’aval de l’ONU, se pose donc de plus en plus. Les forces armées iraniennes ne paraissent pas être actuellement en mesure de s’opposer sérieusement à une action militaire de grande ampleur que pourrait déclencher Washington en coopération avec Israël, voire avec le soutien de ses alliés traditionnels, la Grande‐Bretagne et l’Australie. Cependant, le problème reste extrêmement compliqué, l’Iran n’est pas l’Irak et les forces américaines atteignent aujourd’hui leur seuil de déploiement maximum.
C’est pour cela qu’il convient d’analyser dans le détail le niveau actuel de la menace iranienne, dans ses trois composantes conventionnelle, non‐conventionnelle et nucléaire.

Publié dans Ayatolland d'Iran

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joel 04/12/2008 17:24

Aschkel, motek shéli , ne t'inquiete pas l'hiver , la famine et la chute des cours du pétrole feront le travail !

Plus d'argent , plus de Hamas , plus de hezbollah !

Le budget "subvention " est déjà plus qu'épuisé , et les investisseurs de plus en plus frileux ....

aschkel 04/12/2008 17:10

Pas 50 solutions que 2
Arrêter ses fous furieux, ou laisser faire ?